La charte de déontologie des urbanistes

     
   
     
 

La profession des urbanistes dispose depuis d’une charte de déontologie. Un pas de plus pour structurer cette profession au service de l’aménagement des territoires.

 
     
  POURQUOI UNE CHARTE DE DEONTOLOGIE ?  
     
 

Dans le cadre de leur métier, les urbanistes sont autant confrontés à des questions d’ordres techniques qu’à des questions de valeurs : par exemple, doit-il privilégier, dans ses analyses et propositions, les aspects de court ou de long terme ? Comment doit-il articuler sa légitimité technique avec la légitimité élective ? En fonction de quels critères doit-il fixer les honoraires de ses clients ? Autant de questions professionnelles qui trouvent généralement leur réponse dans les déontologies.

 

C’est à cette tâche que l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (OPQU) s’est attaché pour nous proposer un texte composé d’une soixantaine d’articles. La déontologie affecte 7 règles fondamentales précisant les valeurs sur lesquelles est fondée la pratique de l’urbanisme. Ces règles de base sont déclinées en plusieurs articles et composent un guide couvrant l’ensemble des situations professionnelles de l’urbaniste.

 

La publication de cette déontologie est une pierre de plus apportée à la structuration de la profession qui permet d’exprimer clairement le positionnement de l’urbaniste parmi l’ensemble des professions et acteurs qui interviennent dans l’aménagement des territoires, du cadre de vie.

 

 

LES 7 PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L’URBANISTE

1. Objet de la déontologie

La déontologie des urbanistes est au service des populations, des territoires et de l’intérêt général. Elle s’inscrit dans le cadre des normes européennes et internationales relatives à la profession.

 

2. Valeurs de l’urbaniste

L’urbaniste promeut les valeurs et défend les principes et objectifs de l’urbanisme tels que notamment exprimés dans la Charte de l’urbanisme européen.

 

3. Compétence

La compétence de l’urbaniste au service des populations, des territoires et de l’intérêt général, s’appuie sur une formation théorique pluridisciplinaire, des savoir-faire pratiques et une expérience professionnelle. Elle implique, afin de défendre les valeurs de la profession ainsi que les intérêts de la personne qui missionne l’urbaniste, le respect de la déontologie.

 

4. Indépendance

Dans le but de défendre les valeurs de la profession ainsi que de concilier les différents intérêts concernés par son intervention, l’urbaniste veille à préserver son indépendance, notamment intellectuelle, vis-à-vis de l’ensemble de ses interlocuteurs, y compris son confrère et la personne qui le missionne.

 

5. Rigueur professionnelle

L’urbaniste accompagne la personne qui le missionne dans des conditions qui garantissent la qualité de ses prestations et le respect des valeurs de la profession.

 

6. Confraternité et collaborations professionnelles

Les urbanistes entretiennent entre eux des relations de bonne confraternité. L’urbaniste respecte, dans ses collaborations professionnelles, les valeurs de la profession.

 

7. Règles particulières aux différents modes d’exercice

La déontologie de l’urbaniste s’applique quel que soit le mode d’exercice de la profession.

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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